Guerres incessantes à travers le monde et LivreDeFace

Guerres incessantes à travers le monde et LivreDeFace
Guerres incessantes à travers le monde

Il y quelques jours, au cours d'une petite soirée shisha au Sphynx avec plusieurs de mes amis, je faisais part à Gab d'une prise de conscience que j'avais eu le matin même. Je crois que c'était aux alentours du 27 décembre. Soit du début de l'offensive israélienne sur la Bande de Gaza, territoire contesté où une majorité de palestiniens vivent. Cette prise de conscience est en lien, d'ailleurs, avec cet évènement funeste. Je me levais donc, ce matin là, et comme toujours, je m'installais, un café à la main, pour lire presque religieusement Lapresse, quotidien que j'en suis venu à adorer pour ses chroniqueurs. Mais ça c'est une autre histoire, ne nous emportons pas. Je pris donc, ce fameux numéro pour y découvrir les évènements de la veille. Les images parlent d'elles même, sans parler du décompte morbide inscrit en majuscules pour nous rappeler la bêtise humaine. À ce moment, le compte n'en était qu'à 300 morts environs. Aujourd'hui, j'ai lu aux alentours de 550 sans parler des quelques 1500 blessés. A couper le souffle, j'en ai eu une larme à l'½il. Nul besoin de dire que j'ai trouvé ça horrible. N'en avait-on pas assez des attentats presque aussi meurtriers à Bombay, en Inde, proférés par un groupe de terroristes pakistanais ? Le coup d'état en Guinée n'était pas assez apeurant combinée d'une pauvreté millénaire ? Que dire de la guerre au Congo qui se dit révolutionnaire en massacrant chaque jour des villages entiers d'innocents ? Et le Darfour qui rappelle étrangement les préludes du génocide du Rwanda. La guerre en Afghanistan, où nous sommes impliqués. Celle en Irak, guerre certes impopulaire mais qui fait toujours autant de cadavres. Je vais m'arrêter pour en revenir à ma prise de conscience : la guerre est partout ! J'ai l'impression qu'on ne parle que de ça, qu'il n'y a que ça. Si ces nouvelles m'accablent chaque jour, j'aime pourtant en être informé. L'ignorance de celles-ci serait bien pire. C'est de cela que j'ai envi de partager avec vous aujourd'hui. Triste sujet mais je vous défends d'arrêter de lire maintenant !

On dit que le Canada est un défenseur de la paix et des droits humains. Ou plutôt devrais-je dire : « Le Canada fût jadis un défenseur de a paix et des droits humains. » Ça conviendrait forcément mieux à la réalité. Un manifestant à Montréal contre la guerre à Gaza disait ceci aux médias : « Le Canada se dit défenseur des droits humains, pourquoi n'agit-il pas ? » En lisant ceci, je lui ai répondu mentalement, attristé : « Plus maintenant, plus avec le premier ministre que nous avons désormais. » En effet, comme je le disais dans un de mes articles précédents, notre cher monsieur Harper n'a pas seulement fait mal aux artistes gâtés (notez le sarcasme), il a aussi réduit notre réputation internationale à néant. Si vous voulez mon avis, le dirigeant d'un pays doit refléter les valeurs de la majorité de ses citoyens. Il est donc à l'image de ses électeurs. Je me permets ici de dire qu'Harper se (pardonnez l'expression) contrecâlisse, des droits humains et de la paix. L'économie, voilà ce qui l'intéresse si vous voulez mon avis. Une mission de paix, ça ne rapporte pas, triste réalité. Ça, monsieur le premier ministre l'a bien compris. Une guerre aux côtés des Etats-Unis est bien plus rentable à long terme. Alors voilà, ma réponse à ce pauvre manifestant aurait forcément un fond de réalité. Envolé, donc, les missions de paix, l'aide humanitaire massive et la reconnaissance mondiale. Merci, Mister Harper.

Assez défoulant même si je doute que mes lignes viennent y changer quelque chose. Maintenant, j'aimerais parler un peu plus objectivement de deux de ces conflits car je les ai moi-même trouvé longtemps nébuleux. J'ai tenté de m'informer au meilleur de mes moyens et j'en comprends un peu plus. Après quelques réflexions, je pense avoir un avis respectable sur le sujet même si je sais que l'accès à l'information est plutôt compromis lors de situations semblables. Tout d'abord, la Guinée.

En premier lieu, quelques chiffres pour vous mettre en situation. La Guinée c'est un petit pays près de l'océan Atlantique, bordé par le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Sa capitale se nomme Conakry. 9.5 millions d'habitants dont 41.5% de ceux-ci ont moins de 15 ans dût aux guerres qui ont marqués sont histoire et à la récente épidémie de choléra. Espérance de vie plutôt basse : 54 ans. Comparé au Canada (presque 80 ans), c'est contrasté. Pourcentage de la population vivant sous le seuil de la pauvreté : 49%. La moitié des habitants sont pauvres, ça fait de la peine à entendre. D'un autre côté, la Guinées possède les deux tiers des réserves mondiales de bauxite. La bauxite c'est ce qui sert à fabrique l'aluminium, vous comprendrai que ça vaut désormais beaucoup plus que de l'or avec la part de marché que prend cet alliage. Alors pourquoi la Guinée n'est pas riche, vous demanderez-vous. Voici une citation de Michèle Ouimet qui devrait vous aider, je l'ai trouvé très marquante : « La Guinée est un pays riche qui possède les deux tiers des réserves mondiales de bauxite ; un pays où les gens ont faim ». Devinez qui possède presque toutes les usines de bauxite dans ce même pays. Notre chère entreprise de chez nous : Rio Tinto Alcan. Alcan fût jadis québécois, il est vrai, mais il appartient maintenant aux américains de Rio Tinto. Ils ont toujours l'air bien gentils à la télévision avec leurs annonces ventant les mérites de leurs programmes environnementaux. La vérité est qu'ils détruisent beaucoup plus qu'ils ne créent que ce soit en environnement (les déversements de produits très toxiques dans le fleuve St-Laurent des usines de transformation du Québec pour n'en nommer qu'un) ou encore en exploitant les ressources d'un peuple qui a de la difficulté à manger suffisamment pour survivre. Voilà la prétention de l'Amérique : s'approprier les richesses des autres comme un dût.

Revenons-en à notre cher coup d'état. Tu divagues, Tom! Je disais donc que la Guinée avait été dirigée par une succession de dictateurs pendant plusieurs générations. Le dernier de ceux-ci se nommait Lansana Conté et il ne faisait pas exception aux autres, menant le pays d'une main de fer et à coup de répression militaire. Je dis bien « faisait » car il est maintenant mort. Voilà en fait la raison du coup d'état. Un autre groupe d'anciens généraux a donc renversé le gouvernement en place militairement. Adieux, ceux qui espéraient un changement, le prochain serra sans doute comme sont prédécesseurs. Même moyen pour monter au pouvoir, mêmes idées. On parle même d'un faux coup d'état monté par Conté lui-même avant sa mort pour poursuivre son règne. Situation merdique qui ne risque pas de changer avant longtemps. Pauvres citoyens qui subissent sans pouvoir rien y changer. Subissent les militaires mais aussi nos compagnies usurpatrices.

Pour ce qui est de l'Israël et de Gaza, je ne pourrai pas tout expliquer clairement car moi-même je nage dans la confusion. Je ne connais pas l'histoire complète de ce conflit si vieux. Rares sont ceux qui s'en souviennent. Disons simplement que suite à la seconde guerre mondiale, la communauté internationale a décidée de créer un état juif pour ceux-ci qui avaient déjà tant souffert à travers l'histoire. Le territoire choisit fût une partie de la Palestine. Ceux-ci ne furent toutefois pas consultés. Quand je vous parlais tout à l'heure de l'arrogance des occidentaux. On y installa tous les juifs qui le voulurent. Une invasion en quelque sorte. Déjà les frictions étaient grandes mais c'était sans compter le problème religieux. La Palestine est islamique, pas les juifs. Qui méritait la terre sainte ? Voilà l'origine du conflit qui a dégénéré par l'application du principe « ¼il pour ½il, dent pour dent » soutenu par les deux côtés et appliqué à l'extrême. La différence, c'est qu'Israël est soutenue par les Etats-Unis. La Palestine n'a pas la chance d'avoir un aussi bon commanditaire d'armement. C'est pourquoi deux mouvements y ont faits leur apparition : le Hamas et le Fatah. Deux partis politiques opposés et mouvement terroriste armé en même temps. Suivent plusieurs décennies de combats et d'attentats. Il y a quelques temps, les deux adversaires avaient négociés un trêve de six mois. Malheureusement, le Hamas la brisa en reprenant les tirs de roquette. Ce dont nous avons vu les images choquantes ces derniers jours, c'est la réplique d'Israël. Raids aériens, attaque terrestre supportée par de l'artillerie lourde et de blindés. Sanglante, voilà le moins que l'on puisse dire de cette opération. Démesurée ? Certes, mais c'est comme ça que ça se passe là-bas. Ces jours-ci, on montre Israël comme de gros méchants, il ne faut toutefois pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, c'était le Hamas qui était le plus fort. Mon opinion ? Je crois que l'un n'est pas mieux que l'autre. On ne peut pas facilement leur en vouloir. Des générations complètent qui ont vus leurs parents, leur famille et leurs amis mourir sous leurs yeux. Comment réagiriez-vous ? Qui arrêtera ? Est-ce que ça arrêtera ? Je ne sais pas. Je l'espère, chaque jour. En attendant, c'est le peuple qui souffre. Voilà ce qu'on en communs ces deux situations. Le peuple subit l'influence d'occidentaux assoiffés de profits ainsi que des militaires qui ne savent plus s'arrêter. Se souviennent-ils seulement pourquoi ils se battent ? Ça me rappelle « Pour la cause », un court métrage que j'avais réalisé en compagnie de Charles Bélisle et d'autres amis. La fin comportait une phrase que j'avais écrite qui m'est toujours resté en tête. « On sait même plus pour quoi on se bat, that's the problem. »

En ce temps des fêtes, donc, tâchez donc de penser un peu à eux et pas seulement au plus meilleur cadeau que vous avez reçus. On a de la chance d'être ici même si on a Harper. Seulement, cette chance, on ne l'utilise pas pour aider ceux dans le besoin comme on le devrait parce que justement, on a Harper. J'espère que les Canayiens y repenseront à deux fois avant d'élire à nouveau un parti conservateur. En attendant, pour cette nouvelle année, je souhaite aux peuples du monde entier moins de guerre et de dictateurs. Je suis en changement, peut-être que l'humain aussi devrais s'y mettre. Ça commence par l'individu.

P.S. Au fait à ceux qui trouvent ça beau et héroïque la guerre, regardé la photo que j,ai joint à cet article. Non, ce n'est pas beau.

LivreDeFace

Je me réservais le plaisir d'un article sur Facebook prochainement mais ce matin en regardant le blogue de Stépahane Laporte, j'ai vu que j'avais été devancé. Tout y étais, voilà en plein ce que je pense. Je plaisante souvent avec Facebook et ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas trop ce site ou devrais-je dire ce mode de vie ? Je vous laisse y penser et si vous voulez savoir ce que je pense de plus que « Facebook c'est Bigbrother ou le démon » à ce sujet, allez voir le blogue de Stéphane Laporte.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/stephane-laporte/

D'ici là, prenez soin de vous et paix. ;)

TomDB

# Posté le mardi 06 janvier 2009 22:42

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 09:46

Profondément instable

Profondément instable
Trame sonore de l'article : Smilin' de Pascale Picard

Voilà une éternité que je n'ai pas écris, sur ce blogue comme sur toute autre forme de média d'ailleurs. Il m'est arrivé d'écrire quelques pages dans un journal, lorsque je n'en pouvais plus, que mon c½ur et mes émotions s'alliaient pour me démolir. C'était plutôt libérateur. J'ai donc trouvé, comme promis, un peu de temps pour écrire un article sur ce blogue que je ne veux pas délaisser. Pour cette fois, je ne vous parlerai pas de livres, de pièces de théâtre ou encore de politique. J'ai besoin de faire le point sur moi, sur cette petite période de ma vie qu'a été cette session plutôt courte et qui, pourtant, m'a semblé si importante.

Oui, bien des choses ont changé depuis mon départ pour St-Hyacinthe. J'ai moi-même sans doute beaucoup changé dans l'élan. C'est que vivre seul, ça change. Beaucoup de nouveaux amis, de nouvelles influences et un tout nouvel environnement à apprivoiser. J'ai été très surpris de la facilité avec laquelle j'ai réussi à m'adapter. Les débuts furent merveilleux, je n'avais jamais été aussi heureux d'aussi loin que je me souvienne. Tout était si facile, si beau. Il fallait forcément un retour de la balance. Jeanne m'a laissée, mon monde a basculé avec. Je me retrouvais à nouveau seul. Seul dans ma tête, avec mes réflexions peut-être trop lourde pour une seule tête. Je ne l'avais peut-être pas réalisé à ce moment mais maintenant je pense que je peux l'affirmer : j'ai bien de la misère à fonctionner seul. Comme c'est pathétique, vous me direz sans doute que je ne m'aime pas, que je ne me connais pas. Je n'ai pas cette impression. Je crois avoir une très bonne idée de ma personne. Lorsque je me lève, le matin, et que je me regarde dans le miroir, en général, je m'aime. Pourtant, il me manque toujours un petit quelque chose. Quoi qu'il en soit, j'ai réussit à passer au travers de cette séparation au bout d'un mois. Mais le répis n'a été que passager.

J'en ai souvent parlé, à un peu tout le monde, et ça m'a beaucoup surpris. Je l'ai regretté, j'aurais dût en garder plus pour moi. Je n'ai pas plus envi d'en parler maintenant d'ailleurs mais j'ai l'impression que je dois le faire, ne serais-ce que pour me comprendre moi-même. Pour faire une histoire courte, je suis tombé amoureux d'une de mes amies. Mais comme je ne fais jamais les choses à moitié, je suis tombé un peu trop amoureux. Le problème, c'est qu'elle avait déjà un amoureux. En somme, un amour impossible qui m'a rendu totalement ridicule pendant près de deux mois. Je m'y suis perdu, j'ai pilé sur plusieurs de mes principes et je me suis fait mal. J'ai mal agit et je l'ai beaucoup regretté. Je me souviens de toutes les chansons d'amour qui ont jouées en boucle sur mon Ipod alors que je pensais à elle, tantôt versant une larme, tantôt en rage, frappant des murs. Je devais me détacher, c'est ce que tout le monde me disait. Ça a été long mais je pense avoir réussi.

Assez parlé de mes amours que moi-même je me dois d'avouer mélodramatiques et pathétiques. Disons seulement que j'ai eu une autre relation par après qui n'a pas plus marché et que la conclusion a été d'abandonner la recherche de l'amour pour un long moment. Une grosse décision qui, je le sais, me sera difficile à tenir, me connaissant. « Amoureux de l'amour, le grand amour, mon Tom », ça je me le suis souvent fait dire et je commence réellement à y croire. Peut-être que ce n'est pas l'individu mais bien l'amour que j'ai aimé. Je ne sais pas, je ne sais plus. Ça me rappelle un article sur l'amour de Vincent Duchesne, un bon ami. Il y disait, après réflexion, que celui-ci n'existait pas. Au moment où j'avais lu cet article, je me souviens avoir été en profond désaccord avec cette opinion en bon idéaliste que je suis. Pourtant, aujourd'hui j'ai envi d'accepter cette thèse qui me semble plus près de la réalité. Je sais maintenant pourquoi il y a si peu d'idéalistes plus âgés. La réalité est trop dure pour assurer leurs idées, tôt où tard, ils se frottent à la vie et deviennent réalistes. J'aurais dit pessimiste avant, mais maintenant je suis tenté de dire comme ma mère lorsque je lui reprochais de l'être. « Pas pessimiste, simplement réaliste. » C'est triste de penser comme ça, j'en conviens. Mais avec ce que j'ai vécu dernièrement, je ne trouve pas la force de brandir l'étendard des idéaux qui furent les miens. Comment je disais tout à l'heure déjà? « J'ai moi-même sans doute beaucoup changé ». Tu ne croyais pas si bien dire, Tom.

Cet article me semble vraiment noir, pourtant dans le moment, je ne me sens pas si mal. Ça doit être que le plus dur est passé. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas devenu complètement fataliste. Je tente de me ressaisir dernièrement. Je vois des améliorations. S'il m'arrive encore de penser à elles (oui au pluriel, je suis mélangé à ce point), j'arrive a mieux géré mes sautes d'humeur. Voilà, le pourquoi du titre de l'article. « Profondément instable émotionnellement ». J'ai entendu ça dernièrement et j'ai trouvé que l'expression me caractérisait très bien. À ne pas être capable d'être heureux plus d'une journée, on en vient à se demander ce qu'est le problème. C'est moi? Mon attachement aux filles? Le gros problème c'est qu'elles sont trop belles! J'en suis même venu à douter d'être à ma place en théâtre! Pas longtemps, certes, c'est l'une des seules certitudes que j'ai en ce moment : Je veux faire du théâtre dans la vie. C'est d'ailleurs ce qui m'aide à passer au travers de tout ça. Je doute. De tout. Voilà mon problème. Je n'ai plus d'idées fixes. Moi qui avais toute les convictions du monde. Moi qui avais toujours une opinion arrêtée sur presque tout. Maintenant, je doute de tout, je me remets continuellement en question. Par exemple, je fume de plus en plus. Je me dis qu'il faudrait que j'arrête mais je ne trouve pas l'envie de le faire. Je ne sais plus où donner de la tête ni où arrêter mes opinions, quelles causes défendre. J'en ai parlé à mon amie Myriam-Stef cette semaine car j'en étais presque rendu à croire que j'étais atteint d'une maladie mentale. Rassurez-vous, je n'irai pas consulter, je ne pense pas être réellement malade mentalement. Myr m'a fournie une autre explication. Je suis en changement.

Tout change en moi, forgé par l'expérience. Mes idées, mes intérêts et même certains de mes idéaux. Je tente de me retrouver dans tout ça. Je crois que c'est la meilleure chose à faire, prendre du temps pour moi et continuer de m'investir dans ce que je sais une certitude. Je dois reprendre confiance en moi et arrêter de douter. Mes auditions approchent à grands pas et je souhaite réellement les réussir. J'ai décidé que c'était ma dernière chance, si je ne réussis pas cette année, je finis le cégep et je pars en voyage pour une durée indéterminée. Je ne me sens pas appuyé du tout, mes parents n'y croient pas, j'ai l'impression que mes amis non plus et encore moins le reste du monde. Il ne me reste plus que moi pour tous vous prouver le contraire. Je ne veux plus douter, je dois croire en moi parce que sinon personne ne le fera pour moi.

Demain est un nouveau jour, Tom, et pas seulement qu'un nouveau jour mais aussi le début de ta nouvelle vie. Je me souviendrai de mes erreurs passées pour mieux affronter ce qui m'attend mais je ne douterai plus. Une résolution un peu plus grosse que la majorité de la population qui s'engage seulement à s'inscrire au gym tout en sachant qu'ils lâcheront après un mois. La mienne est sincère et je m'engage à la respecté. Pour que Tom, le vrai, puisse revenir. Plus de vie théâtrale et mélodramatique, je pars à la recherche du vrai dès demain. Je ne sais toujours pas pourquoi je m'apprête à mettre tout cela sur internet mais je ne dois plus douter. M'afficher tel que je suis, avec toutes mes contradictions, mes paradoxes et mes faiblesses m'aidera à retrouver la vérité. Je ne peux plus reculé, je me prends en main. Un autre article plus « traditionnel » viendra cette semaine. Attendez-vous à entendre parler de ce monde si paradoxal à nouveau. Libéré, voilà comment je me sens. Je suis de retour. Faites attention à vous et paix.

TomDB

# Posté le lundi 05 janvier 2009 23:01

Modifié le mardi 06 janvier 2009 19:54

Sauvons notre pays! À bas Harper!

Sauvons notre pays! À bas Harper!
Mais quel mystérieux personnage que ce monsieur Harper, notre cher Premier Ministre du Canada. Il a de la gueule, fringué comme un comptable, les cheveux bien peignés et surtout, toujours bien rasé. Il dit de lui-même qu'il n'aurait pas été assez charismatique pour devenir comptable comme son père, sa mère et ses grands-parents. Dois-je en déduire qu'il faut être plus charismatique pour être comptable que Premier Ministre du Canada ? Hé bien, monsieur Harper, vous m'en apprenez tous les jours. Peut-être auriez-vous dût devenir comptable mais je crois que vous êtes destiné à de plus grandes choses. Le domaine des arts ? Oui, certainement, et plus précisément, vous feriez très bien dans l'humour. Je voulais simplement vous remercier pour tous les matins où vous me rendez le sourire dans le bus, lorsque je lis mon journal. Surtout depuis que la campagne électorale est amorcée, vous êtes un vrai show d'humour à vous seul. Je me tords de rire en entendant vos déclarations ou lorsque je vous vois en caricature. Hein, quoi ? Vous voulez dire que ce sont vos vrais projets pour le pays ? Héhé, cré plaisantin ce monsieur Harper, il enchaîne blagues sur blagues !

Vous l'aurez sans doute deviné, je ne porte pas Harper et ses conservateurs dans mon c½ur. Je n'ai plus beaucoup le temps d'écrire sur mon blogue à cause de l'école et de tout ce qui se passe mais j'ai cru qu'il était de mon devoir de faire ma part pour le Canada. Le but de cet article est assez simple, vous convaincre de ne pas voter pour les conservateurs et de vous inciter à convaincre le plus de monde possible afin qu'ils ne soient pas élus. En fait, j'en ai eu l'idée juste après avoir vu que les artistes de partout se mobilisaient pour protester contre le gouvernement en place. Il y a même de jeunes réalisateurs qui ont entrepris de tourner des petits clips de 30 secondes à 2 minutes mettant en vedette plusieurs artistes connus de la scène québécoise tentant de vous convaincre de ne pas voter pour Harper. Après ça, je me suis dit qu'il fallait que je fasse ma part de mon côté aussi si je veux un pays qui a des idéaux dignes de ce nom.

En effet, le Canada a pris un grand tournant à droite depuis l'entrée des conservateurs au pays. Un tournant que je trouve même alarmant pour ce pays qui fût longtemps plus près de la gauche. Certains me diront qu'ils ont l'impression que les choses vont mieux depuis que Harper est entré au pouvoir. C'est qu'ils se sont laissé prendre à son jeu. Harper est sans doute un homme pas de c½ur aux idéaux inexistants mais il faut au moins lui donné qu'il est un habile politicien. Il sait faire passer tout ce qu'il veut sans que la grogne ne surgisse trop. Il sait où tourner l'attention des électeurs. En somme, il vous pointe un oiseau, vous le regardez, et déjà, il a eu le temps de vous voler. Je ne dis pas que ce gouvernement est voleur, seulement, il est très manipulateur. La preuve en est que lorsque je parle des projets qu'Harper a pour les sables bitumineux, presque personne n'est au courant. Hé bien, apprenez ceci à ce sujet, le gouvernement a lancé un projet où il a investi des sommes faramineuses consistant à développer encore plus l'industrie du pétrole dans l'Ouest canadien. Jusque là, ça va. Ce que vous ne savez pas c'est que les sables bitumineux qui proviennent de là-bas sont de 5% plus polluants que ceux que nous utilisons présentement. Ne tentons nous pas de réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Cet argent ne pourrait-il pas être mis plutôt dans des projets plus verts tel qu'un parc éolien, des transports en commun plus développés ou encore dans un modèle de voiture électrique ? Le problème là-dedans, c'est que ça vexerait les amis d'Harper, soit les grandes pétrolières qui ont financé sa campagne. Il perdrait aussi l'appui des gens des grandes prairies. Fait intéressant sur la Saskatchewan : sur 14 députés, 1 seul n'est pas conservateur. D'où viennent les gens qui votent pour lui ?

Passons à la question de la relation du Canada avec le reste du monde et, en particulier, nos voisins du Sud. À part Bush, avec qui on sait tous que Harper a de très bonnes relations, qui sont ses autres amis ? L'autre problème que je veux soulever est là, l'image que nous avions battit du Canada à l'étranger s'est effondrée au cours des dernières années. Les populations ne voient plus le Canada comme un pays pacifique, civilisé et aidant. Nous sommes maintenant devenus officiellement l'ombre des Etats-Unis d'Amérique. Au fait, pourquoi ne pas devenir nous-mêmes un grand état des Etats-Unis ? Après tout, nos idées commencent à se ressembler sur pas mal de points. Prenez la guerre en Irak, par exemple. Je ne parlerai pas de celle en Afghanistan car je trouve que jusqu'à un certain point, elle a raison d'être puisque c'est une mission militaire, oui, mais destinée à déloger un réseau barbare de terroristes qui n'a aucune considération pour la condition humaine et, en particulier, pour la femme. Mais revenons à notre jolie petite guerre en Irak. Tous les spécialistes s'entendent sur le sujet, cette guerre n'était pas contre le terrorisme mais bien pour le pétrole. Les armes nucléaires inventées par l'imagination fertile du « farmer de l'Arizona » n'ont jamais été retrouvées. Aucunes traces. Les Etats-Unis disent qu'ils les ont déplacés. Comme s'ils avaient eu le temps avec la rapidité avec laquelle les troupes américaines ont bombardé le pays et massacré les civils. Et pourtant, quand Bush a demandé à son ami Harper de venir le rejoindre dans cette guerre contre le terrorisme, il a été très prompt à accepter gentiment, en bon chien de poche, allant ainsi à l'encontre de l'avis de la population qui, on se souvient, a longuement protestée contre cette guerre. Mais la pilule a finie par passer et maintenant, plus personnes de manifeste. Très habile, monsieur Harper.

« L'environnement. Ce mot qui ressort pas mal ces dernières années. On nous assomme avec de grands principes voulant protéger notre planète. Les écologistes sont tous des paranos alarmistes. On s'en fou de nos ressources naturelles, de notre planète. Moé j'suis ben dans mon char. Les autobus c'est tout le temps bondé et c'est long. De toute façon, moi le petit citoyen tu voudrais que je change quelque chose ? C'est au gouvernement et aux grandes compagnies que tu dois dire ça. » Voilà un triste discours que j'entends presque tous les jours, de jeunes comme d'adultes. D'intellectuels comme de crétins. C'est aussi celui qu'encouragent les conservateurs et n'adhérant pas à Kyoto et en priorisant les profits à la préservation de nos écosystèmes. Les choses doivent changer, et le gouvernement aussi si nous voulons survivre et laisser une planète digne de ce nom à nos enfants.

Je pourrais vous parler encore longtemps et sur beaucoup de points, je ne suis pas à court d'arguments quand on en vient à la question Harper. Toutefois, j'estime que pour garder votre intérêt, je dois écourter cette tirade. Avis à ceux qui veulent en savoir plus, lisez les journaux et informez-vous, c'est votre devoir de citoyen. Et je suis toujours disponible pour discuter. Mais avant de vous laisser je dois vous parler d'un dernier point, celui qui me touche le plus, en tant qu'artiste. Je veux bien sûr parlé des coupes récentes dans la culture. Des coupures de 45 millions à des programmes de soutiens aux arts. Des programmes qui exportent notre art, des programmes qui encouragent la relève et d'autres qui alimentent les shows gratuits et les festivals que nous allons voir. A tous, je vous pose les questions : « Allez-vous au cinéma ? Écoutez-vous de la musique et allez-vous voir des shows ? Allez-vous au théâtre ? Êtes-vous un adepte d'arts visuels, ou de danse ? » Si vous avez répondu « oui » à l'une de ces questions, et bien vous avez une méchante bonne raison de voter contre Harper. Réalisez l'impact que la culture a sur nos vies et sur notre économie. Ce n'est pas négligeable. Pensez-y. Les artistes sont le reflet de notre société et ses porte-paroles.

En terminant, je voudrais simplement vous encourager à aller voter (si vous en avez l'âge, pas comme moi). Dîtes-vous que c'est un privilège que beaucoup de populations voudraient avoir. Nous en occidentaux gâtés que nous sommes, nous le boudons. Il n'y a pas de raisons pour ne pas voter. Ce n'est pas forçant et c'est efficace. Unissons-nous contre la menace. C'est la jeunesse qui peut changer les choses, tous ensembles. Ceux qui disent que la politique ne les intéresse pas ou bien qu'ils ont le choix entre « un crosseur ou un menteur » sont bien égoïstes et se tirent dans le pied car c'est ceux qui votent qui se rapprocheront le plus d'un pays qui leur convient. Donc, que vous soyez artiste, écologiste, hippie, étudiant, femme, homme ou qui que se soit qui tient à autre chose qu'à son profit, vous avez un devoir : Votez contre Harper. Je vous aiderais bien mais je n'ai pas encore 18 ans... je les aurai un mois après les votes. Faîtes-moi donc un cadeau, éclipsez les conservateurs pour moi. Je vous serais énormément reconnaissant. C'est un appel à l'humanisme que je fais ici, j'espère que vous y répondrez. En attendant, faîtes attention et paix ! « La jeunesse est le sourire de l'avenir devant un inconnu qui est lui-même. » -Victor Hugo dans « Les Misérables »

# Posté le mardi 16 septembre 2008 23:22

Che Guevara

Che Guevara
C'était plutôt prévisible, il fallait s'imaginer que le moment où je viendrais à parler de lui ne saurait tarder. C'est qu'en étant adepte du socialisme, du marxisme et de la révolution, vous ne pouvez passer à côté de Lui. Celui que certains vont même jusqu'à qualifier DU révolutionnaire. Vous savez, ce guérillos que vous croisez souvent sur les T-shirts des jeunes réactionnaires. Non pas que c'est mal, j'aimerais simplement que plus de la moitié d'entre eux connaissent au moins l'histoire de leur « héro ». À force de lui voir la bette, je me suis dit qu'il fallait que j'en apprenne plus à son sujet. Jeanne pourra en témoigner, je ne l'aimais pas beaucoup à cause du sensationnalisme que ce grand barbu propageait. Mais j'ai très bien pu juger sans savoir. A vous d'en convenir. Cet article portera bien sûr sur Ernesto Guevara, plus connu sous le nom de Che Guevara ou Le Che. Je vous reviens après une longue absence dût surtout à mon cyclotourisme.

C'est donc ces derniers jours que j'ai développé mon intérêt pour Che. Un intérêt qui, je dois le dire, fût grandissant. N'ayant pas de livres ni de films sur lui, je me tournai vers ce cher média qu'est l'Internet. Dans ma soif de m'instruire, j'ai parcouru forums, sites de propagande ainsi que blogs socialistes. Mais le site qui m'a aidé le plus et dont les sources me semblent les plus sûres fût certainement Wikipédia. L'article sur Che est très complet et objectif. Le dernier point est très important puisque les opinions de la plupart des gens sont plutôt tranchées à ce sujet. Ou on adore, ou on haït. Il semblerait que ce soit comme ça. En général, les gens qui l'appuie sont des gens de gauche, tirés des mouvements socialistes, humanitaires et révolutionnaires. Ceux qui le condamnent sont en général plus de droite et croient profondément au capitalisme. Ce n'est pas étonnant puisque Guevara était un extrémiste de gauche. Si vous avez lu mes autres articles, vous devez commencer à vous douter que je suis un peu plus de gauche. J'étais pourtant très sceptique à son sujet.

Alors qui est donc ce mystérieux personnage dont on scande les slogans et le nom dans les manifestations ? Che Guevara est issu de la classe moyenne et est d'origine basque et espagnol. Il vient plus précisément de l'Argentine, en Amérique du sud. C'était un homme assez intelligent qui a d'ailleurs terminé ses études de médecine avec brio. Il aurait pu vivre une vie rangée sans problème mais sa soif d'aventure et de voyage le poussa à partir très tôt en voyage à travers l'Amérique du Sud. C'est là qu'il apprendra à côtoyé la pauvreté qui sévît à cette époque en Amérique latine. C'est aussi au court de ces voyages qu'il se familiarise avec les écrits de Lénine et de Marx, tous deux pionniers du mouvement communiste. Il en devient même un inconditionnel. Il développe là aussi un code moral très rigoureux qu'il s'impose à lui-même mais aussi à tous ceux qui l'entourent. Ses opinions sont d'ores et déjà très tranché et il ne fait jamais les choses à moitié. En suivant l'actualité mondiale, il comprend bientôt qu'il ne peut rester sans rien faire et apprend l'existence de Fidel Castro. À partir de ce moment, sa vie change radicalement et il décide de se joindre à la guérilla de Fidel qui combat pour libérer cuba du régime totalitaire dans lequel elle est plongée.

Rapidement, le révolutionnaire gravit les échelons de par son attitude exemplaire et sa motivation sans bornes. Il deviendra très proche de Fidel et accomplira de hauts faits. Les succès s'enchaînent et il devient rapidement l'adjoint de Fidel et le héro révolutionnaire que beaucoup révèrent encore. Ses combats sont aussi nombreux que ses fronts, dispersés partout dans l'hémisphère Sud. Che était un chef dur mais très respecté. Il s'assignait toujours les missions les plus périlleuses. La période où il fût le plus controversé fût celle où il devint procureur d'une prison. Les prisonniers furent traités de façon que je juge injustifiable. En fait, c'est là le seul aspect de Che qui me dérange. Envers les coupables de crimes de guerre, il n'avait aucune pitié. Tellement que près de 500 prisonniers furent fusillés sans procès sous sa direction. Une attitude un peu inverse à ses autres comportements. Par exemple, après chaque bataille, le Che offrait toujours ses services de médecin aux ennemis. Il avait par moment beaucoup de compassion alors que d'autres fois, il semblait impitoyable.

Si cet aspect du Che me révolte quelque peu, je reconnais tous le bien qu'il a apporté et la nécessité de son combat. J'admire son courage, lui qui, asthmatique, a parcouru des jungles humides et combattu vaillamment sans jamais se plaindre. Lui qui a toujours refusé les privilèges que le pouvoir accordait et qui n'a jamais abandonné ses idéaux, même à l'article de la mort. Il fût, en effet, trahi, puis fusillé en Bolivie lors de sa dernière campagne. Une fin triste mais qui ne pouvait être d'une autre issu considérant la vie qu'il a menée. Considérant aussi qu'il était recherché par presque tous les services secrets des grandes puissances ainsi que par les armées des gouvernements latins. Pout tout ça, je respecte désormais cet homme même si je sais qu'il n'est, lui aussi, simplement qu'un humain avec ses défauts et ses vices. En terminant, voici quelques citations de Che Guevara qui m'ont marquées.

« Imbécile, il n'y a rien d'impossible dans cette vie, tout est possible, les impossibilités c'est l'homme qui les fait et c'est l'homme qui doit les dépasser ! »

Cette phrase est un beau message d'espoir et démontre plutôt bien l'ambition et le désir qu'avait Che de créer un homme meilleur sur le plan moral comme physique. Il ne faut jamais cesser de se dépasser.

La prochaine citation aurait été dîtes au Che par une femme qui lui apportait de la nourriture, juste avant son exécution. Elle est très forte et je la respecte profondément, car sur ce point, je suis comme le Che.

«-Pourquoi avec votre physique, votre intelligence, votre famille et vos responsabilités vous êtes vous mis dans une situation pareille ?
- Pour mes idéaux»

« Le moment décisif dans la vie de chaque homme est quand il doit décider d'affronter la mort. S'il la confronte, il sera un héros, qu'il réussisse ou non. Cela peut-être un bien ou un mal politique, mais s'il ne se décide pas à l'affronter, jamais il ne cessera d'être seulement un politicien».


Celle-ci démontre le fait que jamais Guevara ne demandait quelque chose à ses hommes qu'il n'aurait pas fait lui-même. Il ressentait la nécessité de faire ce qu'il disait contrairement à trop de politicien et de dirigeants qui ont foulé ce monde.

« On commence comme cela, avec des petits privilèges, et ensuite on s'habitue et on justifie des privilèges de plus en plus grands, jusqu'à ce que le dirigeant se transforme en un assisté insensible aux besoins des autres».

Voilà une nouvelle fois son refus de vouloir s'élever au dessus de la masse. Il fait partie de la société et non pas de la bourgeoisie. Un exemple à suivre pour beaucoup.

Voilà qui conclut cet article sur ce révolutionnaire plus grand que nature. J'espère vous en avoir appris un peu plus tout en vous poussant à vous questionner. Pour ma part, je ne verrai plus jamais le Che de la même façon. De plus, chaque fois que je rencontrerai quelqu'un qui porte fièrement son visage sur son chandail, je me ferai un plaisir de l'instruire s'il fait partie des ignares de ce monde. Car pour porter ce visage sur soi, il faut avoir de grands idéaux, et je ne les laisserai pas être tâchés d'ignorance. « Viva la revolution ! » Ernesto dit le « Che » Guevara. Prenez soin de vous et paix.

Lien Wikipédia pour en apprendre plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Che_Guevara

TomDB

# Posté le jeudi 21 août 2008 19:44

Le Blues

On a tous le blues de temps à autre. On dirait que le bonheur sa va et que sa vient. Il a la queue glissante comme aurait dit une certaine Abla Farhoud. Le bonheur est en quelque sorte quelque chose de tellement difficile à obtenir et à la fois un trésor impartageable lorsqu'il nous visite. Comme le vent, on ne peut le retenir. Beaucoup prétendent être toujours heureux mais je sais bien que c'est là un gros mensonge. Peut-être vous reconnaissez-vous ? Je me reconnais moi, préférant souvent répondre « bien sûr » lorsque l'on me demande si ça va. C'est tellement plus simple, et après tout, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre de mes problèmes ces gens qui ne me connaissent presque pas. Non, on ne peut pas toujours s'exprimer lorsque ça ne va pas. Nos problèmes auraient trop de chance de pervertir le bonheur des autres. Ce serait donc une forme d'égoïsme que de leur en faire part. Quoi qu'il en soit, quand la peine nous envahi, nous avons tous notre manière bien à nous de la passer. Pour moi, c'est seul que ça se fait. Certes, il y a des âmes charitables qui pourraient probablement m'écouter et tenter de me réconforter mais je préfère les laisser aux autres, à ceux qui en ont réellement besoin. Après tout, je me sens mieux lorsque je suis seul avec moi-même devant ma tristesse.

Que ce soit des peines d'amour, des questions existentielles troublantes, des remises en question ou quoi que ce soit d'autre, je préfère m'isoler pour faire passer ces problèmes. Parfois j'écris puisque se faisant, j'écris à tous le monde sans qu'aucuns n'aient besoin de m'écouter. D'autres fois, je vais me dépenser physiquement. Courir le plus loin possible et le plus vite possible ça aide à faire passer les émotions, je vous le dit. Un autre moyen beaucoup moins recommander est d'aller boire comme un trou avec de bons vieux chummeys en leur disant toutes vos déboires. Pourquoi non recommandé ? Très simple en fait, gros maux de têtes, air fou et gueule de bois en sont des conséquences. En dernier recours, lorsqu'il ne me reste plus que cette option, il ne me reste plus qu'à pleurer. Cet acte qui donne si mal à la tête, qui rougis les yeux et salis les joues après coup mais qui fait tellement de bien.

Mais outre ces moyens, il en existe un que je préfère à tous les autres lorsque tout m'enmerde. La musique. Quoi de mieux que d'écouter un bon vieux morceau pour cuver votre peine. Nous avons tous notre compilation de chansons « tristes ». J'ai décidé de vous révéler le mien, qui sait, peut-être qu'il saura vous aider le temps venu.

Peine d'amour
Hey there DelilahPlain white T's
Ton collierKevin Parent
Landing in London Three doors down
Your arms feel like home Three doors down
Here by me Three doors down
Here without you Three doors down
When I'm goneThree doors down
Every Breath you takeThe police
Right here waitingRichard Marx
What hurts the mostRascal Flatt
What's left of meNick Lachey
L'orageLongue Distance
In betweenLinkin Park
I lost my baby Jean Leloup
Balade à TorontoJean Leloup
Don't Cry Guns N' Roses
L'encre de tes yeux Francis Cabrel
Je l'aime à mourirFrancis Cabrel
Where'd you goFort minor
No woman no cry-Bob Marley
Broken-Amy Lee et Seether
I miss you- Blink 182

Mal de vivre
River's so coldKevin Parent
My world Three doors down
PiecesSum 41
Wet sand Red hot chilli Peppers
Torture Me Red hot chilli Peppers
Slow CheetahRed hot chilli Peppers
Happy endingMika
Any other worldMika
Comme dans l'tempsKaïn
Knocking on heavens doorGuns N' Roses

Peine existentielle
Be like that Three doors down
On se tue pour des croyancesCobna
If I couldJack Johnson
Plus rien- Les cowboys Fringants
8 secondes-Les cowboys Fringants

Voilà pour ce qui est de mes petites catégories de chansons tristes. Je voulais aussi, avant de terminer cet article, vous présenter une chanson que j'ai découverte assez récemment bien qu'elle soit sortie depuis longtemps. Vous la connaissez probablement. Mais peut-être que comme moi, vous n'aviez pas porté une attention particulière aux paroles. Elle est très belle et poétique. Il s'agit de « Hate me » de Blue October. Sans rien ajouter de plus, écoutez-la donc tout de suite. Un exemple vaut mille mots !

Paroles originales

[message on voicemail:] Hi Justin! This is your mother. It is 2:33 on Monday afternoon. I was just calling to see how you were doing. You sounded really uptight last night, it made me a little nervous, and a little, well it made me nervous, but it sounded like you were nervous too. I just want to make sure you are really okay and wanted to see if you were checking in on your medication too. You know I love ya and take care honey. I know you're under a lot of pressure. See ya. Bye Bye!

I have to block out thoughts of you so I don't lose my head
They crawl in like a cockroach leaving babies in my bed
Dropping little reels of tape to remind me that I'm alone
Playing movies in my head that make a porno feel like home
There's a burning in my pride, a nervous bleeding in my brain
An ounce of peace is all I want for you. Will you never call again?
And will you never say that you loved me just to put it in my face?
And will you never try to reach me? It is I that wanted space

Hate me today
Hate me tomorrow
Hate me for all the things I didn't do for you

Hate me in ways
Yeah ways hard to swallow
Hate me so you can finally see what's good for you

I'm sober now for 3 whole months it's one accomplishment that you helped me with
The one thing that always tore us apart is the one thing I won't touch again
In my sick way I want to thank you for holding my head up late at night
While I was busy waging wars on myself, you were trying to stop the fight
You never doubted my warped opinions on things like suicidal hate
You made me compliment myself when it was way too hard to take
So I'll drive so fucking far away that I never cross your mind
And do whatever it takes in your heart to leave me behind

Hate me today
Hate me tomorrow
Hate me for all the things I didn't do for you

Hate me in ways
Yeah ways hard to swallow
Hate me so you can finally see what's good for you

And with a sad heart I say bye to you and wave
Kicking shadows on the street for every mistake that I had made
And like a baby boy I never was a man
Until I saw your blue eyes cry and I held your face in my hand
And then I fell down yelling “Make it go away!”
Just make a smile come back and shine just like it used to be
And then she whispered “How can you do this to me?”

Hate me today
Hate me tomorrow
Hate me for all the things I didn't do for you

Hate me in ways
Yeah ways hard to swallow
Hate me so you can finally see what's good for you
For you
For you
For you

Traduction

(Si tu dors, est-ce que tu rêves ?
Si tu rêves, est-ce que tu rêves de moi ?
Je ne peux pas croire que tu m'aies pris)

("Salut Justin, c'est ta mère, et il est 2 : 33 de lundi après-midi.
J'appelais juste pour voir comment tu allais.
Tu avais l'air vraiment tendu la nuit dernière.
Ça m'a rendue un peu nerveuse, et je... et... bien... ça m'a rendue nerveuse, il m'a semblé que tu étais nerveux aussi.
Je voulais juste m'assurer que tu allais vraiment bien,
Et je voulais voir si tu avais regardé pour ta médication.
Tu sais que je t'aime, et...
Prends soin de toi chéri
Je sais que tu es sous beaucoup de pression.
On se revoit. Bye bye")

J'ai à bloquer tes pensées alors je ne perds pas ma tête
Ils rampent vers moi comme des coquerelles laissant des bébés dans mon lit
Laissant tomber un peu de bandes pour me rappeler que je suis seul (2)
Jouant des films dans ma tête qui feraient un porno sembler familier(3)
Il y a une combustion dans ma fierté, un saignement nerveux dans mon cerveau
Un peu de paix est tout ce que je veux pour toi. Ne me rappelleras-tu jamais encore ?
Et n'auras-tu jamais dit que tu m'aimes juste pour le mettre dans mon visage ?
Et n'auras-tu jamais essayé de m'atteindre ?
Il est cet espace voulu

REFRAIN :
Déteste-moi aujourd'hui
Déteste-moi demain
Déteste-moi pour toutes les choses que je n'ai pas faites pour toi
Déteste-moi de façon
Oui, les chemins sont difficiles à avaler
Déteste-moi alors tu pourras finalement voir ce qui est bon pour toi

Je suis sobre depuis 3 mois maintenant, c'est un accomplissement avec lequel tu m'as aidé
La seule chose qui nous a toujours déchiré est la seule chose que je ne toucherai plus encore
D'une façon malade, je veux te remercier pour m'avoir tenu ma tête en haut tard le soir
Pendant que j'étais occupé à mes propres guerres, tu essayais d'arrêter la bagarre
Tu n'as jamais douté de mes opinions sur les choses comme la haine suicidaire
Tu m'a fait un compliment quand c'était trop dur à prendre
Alors, je conduirai assez loin que je ne croiserai jamais ton esprit
Et faites pour qu'il me prenne dans son coeur pour me laisser derrière

REFRAIN

Et avec un coeur triste je te dis au revoir et vague
Donner des coups de pieds dans les ombres pour toutes les erreurs que j'ai faites
Et comme un bébé garçon je n'ai jamais été un homme
Depuis que j'ai vu tes yeux bleus pleurer et j'ai tenu ton visage dans ma main
Et quand j'ai tombé en hurlant "Faites-le partir ! "
Juste faire un sourire de retour et briller comme ça avait l'habitude d'être
Et ensuite, elle a chuchoté "Comment as-tu pu faire ça à moi ? "

REFRAIN

Pour toi
Pour toi
Pour toi

[Voix d'enfants : ]
Si tu dors, est-ce que tu rêves ?
Si tu rêves, est-ce que tu rêves de moi ?
Je ne peux pas croire que tu m'aies pris

[Fille : ] Hey Justin ! [x12]

Voilà, je le reconnais, c'est pas très joyeux comme chanson. Si vous avez bien compris et que j'ai bien compris, en gros c'est un gars qui vient de se suicider parce que sa blonde l'a laissé car il buvait trop. La chanson raconte son désespoir, ses pensées avant qu'il se suicide. Le clip aussi est très bien fait, je l'apprécie vraiment. La leçon que j'en tire c'est que boire abusivement, ça peut mener loin. Et j'en ai vu, plusieurs de mes amis tomber dans la dépendance. C'est pas dôle, j'ai perdu certains, ils ne seront plus jamais les même. Je ne dis pas d'arrêter de boire, simplement de ne pas boire trop souvent et de trop apprécier l'alcool. Et ça vaut aussi pour la drogue. Ça vous change, et certainement pas en bien. Pensez-y, et s'il vous plaît, faîtes attention, vous êtes tous importants aux yeux de beaucoup. Ne les décevez pas, qu'ils soient votre blonde, vos amis, vos parents ou même vos enfants.

Avoir le blues, c'est normal, ça arrive à tous le monde. Il faut simplement faire la différence entre un blues et une dépression avant qu'il ne soit trop tard. La vie d'une personne c'est très précieux. Faîtes-lui attention et ne donnez pas de causes aux autres pour qu'ils se tirent. On est tous responsable de nous mais aussi des autres. Ne croyez-vous pas ? Donnez votre avis bon sang, je n'attends que ça ! En terminant, réfléchissez à cette petite citation, je la trouve intéressante. « La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vrai vie de chacun est celle de tous. » -George Sand- Prenez soin de vous et Paix !

Tom DB

# Posté le samedi 26 juillet 2008 00:08